Arrivée des SuperCentre de Walmart au Québec. Impact dans l’alimentation?

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par Paul Boisvert, PhD

Les épiceries Walmart arrivent au Québec: produits frais,  fromages,  charcuteries et boulangerie. Seront-ils santé tout en étant à bas prix? On peut se poser la question.
Le marché Québécois est différent de celui du reste du Canada et de l’Amérique du nord. Nous sommes les champions Canadiens et Nord-Américain de la consommation de fruits et légumes. La préoccupation pour la bouffe et la cuisine fait partie de nos mœurs. 
WalMart en est conscient et c’est pourquoi il a tardé à s’installer au Québec.
L’approche distincte de WalMart pour le Québec est à surveiller, surtout dans une perspective de guerre de prix, de marques maisons santé, d’étiquetage des emballages, d’allégations santé, d’offre alimentaire santé avantageuse (fruits et légumes à bas prix?) et de lutte contre l’obésité.

Toutefois, dans le contexte Québécois, l’offre de fruits et légumes frais variés et à bon prix est déjà une approche marketing en force dans les différents géants de la distribution alimentaire  (Métro, Loblaws-Maxi,  Sobeys-IGA). WalMart pourrait alors opter pour une guerre des prix mais en offrant seulement un choix limité. 

Sans oublier la politique de réduction de sel, de sucre ajouté et de gras saturé et trans dans les aliments transformés, ceux-là même qui ont généré des profits considérables pour WalMart aux USA. 

WalMart a un pouvoir d’achat énorme. A ce titre, il est donc en mesure de dresser un cahier de charges exigeant pour ses fournisseurs du point de vue de la reformulation de la qualité des aliments que l’on voudrait davantage santé.

Si WalMart Canada suit les traces de WalMart USA, on aura vraisemblablement au Canada une marque maison avec un sceau comparable à ceux des autres chaines de distribution alimentaire (Menu Bleu, Compliments, Solution sensible, Visez Santé).
Il faut retenir deux choses importantes de cette approche marketing:
  • 1)      Un MEILLEUR choix d’aliment transformé n’est pas nécessairement un BON choix.
  • 2)      La meilleure initiative de Wall Mart sera de réduire le prix des fruits et des légumes. Cette mesure est la seule qui pourrait faire une réelle différence ou un réel impact sur le comportement des consommateurs.


La compétitivité dans le secteur de l’alimentation est déjà féroce au Québec. L’arrivée de WalMart  demandera des ajustements au niveau de l’offre qui risque fort de morceler davantage. Espérons que cela se fera en faveur du consommateur.

Revue de presse:
Plus d’obésité près d’un Supercentre Walmart: augmentation du poids de ses résidents de 1.5 lb et obésité de 2,3%  La Presse 13 fév
Walmart: bas prix, choix limité  politique d’achat local 30% des F&L de fournisseurs québécois en 2013
La Presse 13 fév

Les épiceries Walmart arrivent au Québec:produits frais, fromages, charcuterie et boulangerie. seront-ils santé? 
Le virage santé de Walmart : défi: rendre la poire plus attrayante que le sac de chips, même à prix égal?
Il était temps ! Espérons que le programme de Walmart US s’appliquera intégralement ici a réagi Paul Boisvert… 
La Presse
Walmart a le pouvoir de changer les choses | Mathieu Bélanger | Le Droit

Paul Boisvert, PhD, PEC (CSPE), kin
Docteur en sciences de l’activité physique (PhD), Kinésiologue
Expert-analyste sur l’obésité, la nutrition et l’activité physique dans les médias
Coordonnateur de la Chaire de recherche sur l’obésité de l’Université Laval
 

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Paul Boisvert, PhD, docteur en kinésiologie
Coach Minceur en perte de poids santé
Expert-analyste sur l’obésité, la saine alimentation et l’activité physique
http://coachpoidssante.ca
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SEL: Santé Canada va de l’avant avec des réductions volontaires … mais sans le Groupe de travail!

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Tel que recommandé en juillet 2010 par le Groupe de travail sur le sel, et entériné par les ministères de la santé en septembre 2010, le Canada se dirige vers des mesures de réductions volontaires échelonnées sur une période de 10 ans.  Les lecteurs de ce blogue se rappelleront que j’avais commenté ces mesures dans les médias.

Le but visé est de réduire d’ici 2016 la consommation moyenne de sel de la population canadienne de 3,400 mg à 2,300 mg, soit la valeur maximale tolérable. L’atteinte de ces cibles seront facilitée à l’aide d’un suivi des progrès, la modification du Guide alimentaire canadien pour tenir compte de la stratégie de réduction en sel, et éventuellement, (mais on y crois pas trop) une nouvelle règlementation visant l’étiquette de valeur nutritive sur les emballages.

Mais cela se fera sans l’aide du Groupe de travail sur le sodium qui a été démantelé lundi le 7 février 2011. Inquiétude en la demeure pour le suivi du processus…

Les cibles recommandées sont des réductions maximales réclamées de l’ordre de 20 à 30% et ce, pour certaines classes d’aliments, telles que le pain, les céréales, le fromage transformé ou les soupes en conserves. On sait par ailleurs que les diminutions de teneur en sel acceptables au goût par les consommateurs se situent entre 20 et 30%. Les différences seraient cependant plus perceptibles pour les aliments vedettes auxquels le consommateur s’identifie.

Remplacer le sel n’est pour le moment pas une mince tâche, car contrairement aux gras trans ou le sucre, les succédanés ne sont pas satisfaisant ou coûtent beaucoup plus chers. Les industriels et certains spécialistes prétextent, hormis le goût,  aussi le changement de texture et la conservation des aliments qui seraient altérés. L’enjeu est énorme car modifier la formule gagnante d’aliments qui se vendent bien n’est pas sans risque … économique!

Pour ce qui est des enjeux pour la santé, ce n’est pas une réelle préoccupation de l’industrie et la population est quelque peu sensibilisé mais continue de choisir les aliments en fonction de leur goût que le sel apporte; et Santé Canada est tiraillé par les pressions de l’industrie. On aura donc des recommandations qui auront possiblement un impact seulement dans plusieurs années, d’autant plus que les cibles devront être atteintes non pas dans 3 ans mais bien dans 10 ans!!

En espérant que les consommateurs suivent le mouvement et fassent quelque concessions… au nom de la santé. Le processus est maintenant entamé.

Dans le dossier de l’élimination des gras trans, bien que les mesures de diminution volontaire, progressive, mesurée et surveillée sur une période de 3 ans ont donné de bons résultats, le constat est qu’il faut maintenant une règlementation pour discipliner les industriels qui ne se conforment pas aux cibles dans 30% des cas surveillés.

C’est maintenant la responsabilité des politiciens d’appuyer un projet de loi pour interdire les gras trans. Pensez-vous déposer et appuyer un projet de loi pour cet hiver? Visiblement non…

Nous nous destinons vers la même approche de la part de Santé Canada en ce qui concerne la teneur en sel dans les aliments. Mesures volontaires, progressives, mesurées et surveillées.

Les enjeux économiques et les conséquences sur la santé sont comparables. Le défi est important mais réalisable. Restons optimiste. Les échéances pour le sel est de 6 ans alors que pour les gras trans, il avait été de trois ans.

Nous savons toutefois que seule une loi arrivera à discipliner l’ensemble de l’industrie. Devrons-nous attendre un autre 10 ans de la part des politiciens pour mettre de la pression politique sur l’industrie pour permettre à la population de parvenir à atteindre la cible de consommation de 2300 mg de sodium par jour alors qu’elle en consomme actuellement 3400 mg? Le défi est de taille et les efforts consentis par l’industrie, la population et les politiciens sont considérables.

Pour y parvenir il faudra un message politique fort, en prenant exemple sur la volonté politique de Michele Obama. Pourrons-nous compter sur l’appui de votre député? Parlez-en lui!

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Paul Boisvert, PhD, docteur en kinésiologie
Coach Minceur en perte de poids santé
Expert-analyste sur l’obésité, la saine alimentation et l’activité physique
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Revue de presse sur la nutrition Janvier 2011

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Nutrition (Jan 2011)
Prévention – Santé
Environnement alimentaire -Politique
Le virage santé de Walmart : défi: rendre la poire plus attrayante que le sac de chips, même à prix égal?
Il était temps ! Espérons que le programme de Walmart US s’appliquera intégralement ici a réagi Paul Boisvert…
Walmart a le pouvoir de changer les choses | Mathieu Bélanger | Le Droit
Taxer la malbouffe | Protégez-Vous.ca
Note : il se peut que certains des hyperliens ne soient plus fonctionnels quelques semaines après avoir été mis en ligne

Paul Boisvert, PhD, PEC (CSPE), kin
Docteur en sciences de l’activité physique (PhD), Kinésiologue
Expert-analyste sur l’obésité, la nutrition et l’activité physique dans les médias
Coordonnateur de la Chaire de recherche sur l’obésité de l’Université Laval
www.paulboisvert.qc.ca

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