REFLEXION DE LA SEMAINE: Êtes-vous prêt à aller au devant des autres

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REFLEXION DE LA SEMAINE: Êtes-vous prêt à aller au devant des autres
par Paul Boisvert, PhD, docteur en kinésiologie, coach en poids santé

Comment croyez vous vous faire de nouvelles relations si vous ne permettez pas aux rencontres potentielles de se réaliser, ou pire si vous êtes fermés à ce qu’elles se produisent?

Il faut préalablement vouloir, avoir besoin, ou devoir établir de telles relations. Par exemple, la nécessité de mieux connaître les collègues d’un nouvel emploi, les nouveaux voisins suite à un déménagement,  les membres du cours d’aérobie auquel vous venez de vous inscrire.
Il en tient d’une meilleure intégration à votre environnement changeant.

Bien sûr vous pouvez avoir de bonnes raisons de vous isoler. Par exemple, en présence de danger pressenti ou de la douleur encore présente de tentatives passées infructueuses.  Mais assurez vous que votre perception ou vos croyances soient justifiées.  Pour cela il est nécessaire de faire quelques vérifications et confrontations.

Tout d’abord, il faut avoir la bonne attitude. C’est à dire se mettre dans des dispositions mentales de vouloir  échanger avec les gens de votre environnement immédiat.

Ensuite, il faut faire preuve d’ouverture aux opportunités.
Cela peut se faire en permettant aux autres d’accéder à l’intérieur de son espace vital en évitant de créer une bulle autour de vous à l’épreuve des communications dans les deux sens.
Ça peut se faire aussi en accueillant les autres par un regard, un sourire, un geste des mains.

Cela n’est toutefois pas toujours suffisant. Les gens ne viendront pas nécessairement à votre rencontre malgré vos attentes.

Vous devez alors faire les premiers pas en entamant la conversation, question de vérifier le degré d’ouverture ou d’intérêt de l’autre.  Il faut bien sûr prendre ce risque quitte à se sentir rejeté puisque cela n’arrivera que rarement. Tout compte fait, cela vaut l’effort de faire preuve de courage malgré votre peur.

Il faut surtout éviter, sauf dans des circonstances exceptionnelles, de faire preuve de fermeture, par exemple en fuyant du regard, en s’isolant, en établissant une certaine distance, ou pire par notre absence. Il y en a même qui ont tellement peur du regard des autres qu’ils vont jusqu’à se barricader littéralement  à l’intérieur de leur demeure en allant jusqu’à tenir baissé en tout temps les rideaux de fenêtre.

Si vous avez besoin de rencontrer des gens, la première chose à faire est bien sur de sortir de chez vous, de laisser tomber vos œillères et de faire preuve d’ouverture.
(écrit en attendant mon tour dans la file de 5 km aux douanes américaines à la fête du travail)
-Paul Boisvert, docteur en kinésiologie, coach poids santé

Apercu

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Paul Boisvert, PhD, docteur en kinésiologie
Coach Minceur en perte de poids santé
Expert-analyste sur l’obésité, la saine alimentation et l’activité physique
http://coachpoidssante.ca
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Directives canadiennes en matière de comportement sédentaire chez les jeunes

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Les jeunes passent 62% de leur temps éveillé assis

Par Paul Boisvert, PhDUn nouveau guide comportemental vise à limiter la sédentarité de nombreux jeunes Canadiens. Les suggestions de la Société canadienne de physiologie de l’exercice (SCPE) se concentrent sur la réduction des comportements comprenant peu de mouvements physiques et de faibles dépenses d’énergie en suggérant des limites au temps passé devant la télévision, l’ordinateur et les jeux vidéo.

En moyenne, les enfants consacrent 8-6 heures par jour, ou 62 % du temps où ils sont éveillés, à des activités sédentaires.

L’organisme recommande ainsi que les enfants et les adolescents âgés de cinq à 17 ans limitent à deux heures par jour le temps passé devant l’écran – à regarder la télé, jouer à des jeux vidéo passifs ou utiliser l’ordinateur.

La société suggère également que les jeunes réduisent le temps passé à l’intérieur et en position assise,

en plus d’éviter les moyens de transport sédentaires, soit l’autobus et la voiture, pour opter plutôt pour la marche ou le vélo.

 

Ces directives sont présentées de pair, telles que discutées il y a quelques semaines sur ce blogue, avec les nouvelles Directives canadiennes en matière d’activité physique à l’intention des enfants et des jeunes, et sont conçues pour aider les enfants et les jeunes à mener une vie saine et active.

Pratiquer régulièrement de l’activité physique peut prévenir divers risques pour la santé. Pourtant, seulement 7 % des enfants et des jeunes sont assez actifs pour respecter les Directives canadiennes en matière d’activité physique actuelles.

Sources et documents de la SCPE

Passeportsante.net

Directives canadiennes en matière de comportement sédentaire 5-11 ans, 12-17 ans  Fiches d’information SCPE pdf
Directives de comportement sédentaire Contexte  (document d’information PDF, 6 pages) SCPE
Directives de comportement sédentaire Messages clés -Q et R’s  (PDF, 4 pages) SCPE

Paul Boisvert, PhD, PEC (CSPE), kin
Docteur en sciences de l’activité physique (PhD), Kinésiologue
Expert-analyste sur l’obésité, la nutrition et l’activité physique dans les médias
Coordonnateur de la Chaire de recherche sur l’obésité de l’Université Laval
 

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Paul Boisvert, PhD, docteur en kinésiologie
Coach Minceur en perte de poids santé
Expert-analyste sur l’obésité, la saine alimentation et l’activité physique
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Les normes directrices canadiennes en matière de quantité d’activité physique sont assouplies

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Combien d’exercices devons-nous accomplir chaque jour pour en retirer des bénéfices satisfaisants pour la santé? 150 minutes d’activité physique cumulative et modérée à élevée par semaine pour les adultes et 60 minutes par jour pour les enfants. Voilà la nouvelle cible recommandée au Canada pour l’ensemble de la population.

Retour à la case départ, soit celle du premier avis du comité scientifique de kino-Québec sur la quantité d’activité physique requise pour en retirer des bénéfices pour la santé que j’avais écrit avec Claude Bouchard en 1999.

Il s’agit toutefois d’un MINIMUM à atteindre. Et cette approche de communication, mal rendue par les médias à la recherche de titres alarmants, s’adresse à la majorité des Canadiens qui ne réussissent même pas à y parvenir et qui en ont vraiment besoin. Ce nouveau message porte toutefois à confusion puisqu’on a l’impression qu’on vient de normaliser la note de passage pour une population qui a échoué l’examen. On dirait que la quantité d’exercices nécessaire, et par association ses effets sur la santé, ne sont pas si importants qu’on le prétendait.

Ce n’est pas le cas. Au contraire. C’est plutôt un ajustement mis de l’avant par les autorités canadiennes pour se conformer aux lignes directrices mondiales de l’Organisation Mondiale de la Santé. En effet, l’approche de promotion précédente n’a pas réussi à convaincre une proportion significative de la population à y adhérer.

Il faut toutefois comprendre que les anciennes normes directrices (60 minutes par jour pour un total de 300 minutes par semaine chez les adultes et 90 min chez les enfants) est et reste LA règle d’or à atteindre pour en soutirer un maximum de bénéfices pour la santé. En effet, doubler la quantité d’activité physique double l’ensemble des bénéfices. A cela s’ajoute des exercices de renforcement musculaire faisant intervenir les principaux groupes musculaires devraient être pratiqués au moins deux jours par semaine.

Il fallait donc s’adresser à la population selon une approche différente.

Etonnant? Dans un sens Oui; considérant les innombrables bénéfices de l’activité physique sur la santé et du rôle joué par l’activité physique sur la capacité vitale de chacun de faire face au rythme effréné de la vie moderne. L’activité physique est prescrite pour prévenir de nombreuses maladies chroniques dont souffrent une grande partie des Canadiens, surtout nos aînés. L’activité physique est même l’équivalent d’un médicament qui sert de traitement et de réhabilitation à des affections musculaires, articulaires et métaboliques (cancer, diabète, hypertension, maladies cardiaques, fibromyalgie, blessures, etc.). Et puis l’activité physique est une activité sociale qui aide à gérer le stress. Les bénéfices sont nombreuses. Il suffit de choisir ceux qui nous motivent.

Étonnant, Oui, considérant que les gens trouvent paradoxalement le temps d’écouter 20 heures de télévision par semaine. Question de temps, de priorité ou de paresse dans un monde ou l’effort n’est plus valorisé?

Dans un autre sens, ce n’est pas étonnant considérant la conciliation famille-travail, l’attrait des loisirs sédentaires et même inactifs proposés dans le confort de la maison, et considérant que souvent les deux parents travaillent.

Le nouveau message bien que peu convainquant se veut rassurant pour les Canadiens. En effet, avec seulement 30 minutes d’activité physique d’intensité modérée, ils pourront en retirer des bénéfices intéressants pour la santé. « Moins c’est bien, mais plus c’est mieux » comme le précise à juste titre Ariane Krol dans son blogue-éditorial de La Presse.

Il y a en fait 2 étapes à franchir pour considérer avoir des habitudes de vie santé. Le niveau minimum et le niveau optimum. C’est la même chose pour la consommation des fruits et légumes. En effet 5 fruits et légumes est la cible minimale à atteindre, ce que un peu plus de 55% des Québécois arrivent à atteidre au quotidien, mais la règle d’or est 7 à 8 portions selon la Guide alimentaire canadien.  C’est la même chose pour les produits laitiers dont le slogan est « un verre de lait c’est bien, mais deux verres de lait par jour c’est mieux ».

Je m’inquiète tout de même de constater que la plus belle patinoire à Québec (celle de la Pointe-aux-lièvres), ne soit pas plus fréquentée que cela, sauf peut-être le dimanche après-midi entre 14h et 16h. Il s’agit pourtant d’un parcours sinueux de 1 km de long, agrémenté de musique tout le long du parcours et d’accès gratuit.

C’est un bel effort, mais c’est insuffisant. Hormis ce 30 minutes de patinage du dimanche, il reste à planifier 120 autres minutes d’activité physique réparties au cours des autres jours de la semaine de la façon qui vous semble la plus pratique, stimulante et agréable.

Allez!, il suffit par exemple de marcher rapidement à votre lieu de travail 3 fois 20 minutes aller-retour à chaque semaine. Ou encore de se munir d’un podomètre et de marcher un minimum de 8000 pas au total de la journée (10000 pas constituant la règle d’or chez les adultes, 13000 chez les enfants), pendant 4 jours. Ou encore aller au gym, ou partir en randonnée de ski de fond en famille ou s’inscrire à un cours d’aérobie ou s’abonner à un club des maîtres-nageurs 2 fois 60 minutes par semaine. Les possibilités sont variées.

Pour parvenir à intégrer l’activité physique à votre quotidien, faites appel à un kinésiologue, le professionnel de la santé, spécialiste de l’activité physique. Il vous aidera à vous motiver, et surtout, à trouver du PLAISIR à être physiquement actif au quotidien.

Une bonne résolution à prendre en ce début d’année et à maintenir…

Il reste toutefois des efforts considérables à accomplir pour rendre les déplacements actifs accessibles pour tous au quotidien, dans un aménagement urbain où l’automobile est encore roi.

 

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Paul Boisvert, PhD, docteur en kinésiologie
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