Revue de presse sur la nutrition Janvier 2011

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Nutrition (Jan 2011)
Prévention – Santé

L’aspartame est-il dangereux pour la santé?

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Water, F&V, Milk 1%, sodium, small portions
Education-Regime-Comportement

Environnement alimentaire -Politique
défi: rendre la poire plus attrayante que le sac de chips, même à prix égal?
Il était temps ! Espérons que le programme de Walmart US s’appliquera intégralement ici a réagi Paul Boisvert…
| Mathieu Bélanger | Le Droit
. seront-ils santé?
Taxer la malbouffe | Protégez-Vous.ca
Note : il se peut que certains des hyperliens ne soient plus fonctionnels quelques semaines après avoir été mis en ligne

Paul Boisvert, PhD, PEC (CSPE), kin
Docteur en sciences de l’activité physique (PhD), Kinésiologue
Expert-analyste sur l’obésité, la nutrition et l’activité physique dans les médias
Coordonnateur de la Chaire de recherche sur l’obésité de l’Université Laval
www.paulboisvert.qc.ca

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Paul Boisvert, PhD, docteur en kinésiologie
Coach Minceur en perte de poids santé
Expert-analyste sur l’obésité, la saine alimentation et l’activité physique

Apercu

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Le marketing behavioural pour promouvoir la bouffe santé à l’école

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À l’école secondaire De Rochebelle, à Sainte-Foy, j’ai proposé et initié en 2004, à la demande du directeur,  un projet de virage santé  qui a consisté à constituer le Comité Action Santé, à rédiger une politique alimentaire, à modifier progressivement l’environnement alimentaire (machines distributrices d’aliments et de boissons, menu et fonctionnement de la cafétéria) et à élaborer une campagne d’éducation et de sensibilisation auprès des élèves, du personnel et des parents. A ma demande, le matériel éducatif est maintenant mis à la disposition des autres écoles sur le site internet du Comité Action Santé.


Pour que tous ces changements environnementaux et éducatifs puissent avoir un impact durable, il fallait aller plus loin. J’ai alors suggéré en juin 2007 au Comité Action Santé de poursuivre ce projet avec un volet de changement des comportements. Dans un premier temps, à l’aide de l’obtention d’une subvention du Centre de recherche sur la Prévention de l’Obésité (CRPO) de la Fondation Chagnon, nous avons analysé en 2008 l’attitude et les habitudes des élèves à l’égard du repas du midi. 

 Il est ressorti de cette étude que entre 25 et 40 % des élèves s’aventurent hors de l’école au moins une fois tous les dix jours à l’heure du lunch. Les réponses fournies par les élèves ont mis en lumière certains obstacles relatifs au milieu physique de l’école ainsi qu’au sentiment de compétence personnelle dans la préparation des lunchs

Les résultats d’enquête du projet « Diner à l’école » mènent à travailler en 2009-2010 sur l’amélioration de l’aménagement extérieur et intérieur des endroits pour manger (ajout de tables et de chaises à la cafétéria, augmentation du nombre de fours micro-ondes, réduction du temps d’attente pour être servi à la cafétéria), sur l’attrait des activités de l’école à l’heure du midi, sur des interventions éducatives pour promouvoir le comportement de rester à l’école pour dîner. 

Par ailleurs, plusieurs petits gestes ont ainsi été tentés pour inciter les jeunes à mieux s’alimenter à la cafétéria. Certains s’approchent de l’économie behaviorale. On pense ici au comptoir à sous-marins qui donne accès à une caisse rapide, aux promotions sur des produits vedettes (clémentines, smoothies, pain aux canneberges), au panier de fruits près de la caisse, aux nouvelles salades plus attrayantes ajoutées au bar à salades. La disposition des aliments a notamment été repensée. Il y a moyen d’augmenter considérablement les ventes de produits santé dans les cafétérias scolaires en changeant simplement l’emplacement des bons et des mauvais choix alimentaires et en empruntant aux techniques de marketing utilisées dans les supermarchés pour rendre les bons choix plus attrayant.

Stratégies santé implantées à L’École secondaire de Rochebelle par la Chaire de recherche sur l’obésité
-concours de recettes santé
-noms de menus attrayants (pizza au poulet, riz à l’indienne,  sauté de poulet à la thai, pain de lentilles sauce napolitaine)
-vente subventionnée et publicisée d’aliments vedettes (clémentine, pain aux canneberges, smoothie)
-atelier de cuisine et de découverte du goût
-bar à salade avec caisse express
-sandwicherie personnalisée
-panier de fruits près de la caisse
-placer le lait au chocolat derrière le lait régulier
-2e ligne de service
-ajout de micro-onde
-le menu du jour exclut les boissons sucrées
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Paul Boisvert, PhD, docteur en kinésiologie
Coach Minceur en perte de poids santé
Expert-analyste sur l’obésité, la saine alimentation et l’activité physique

Apercu

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Santé Canada propose finalement des recommandations pour diminuer le sel des aliments

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Santé Canada demande à l’industrie dans le rapport du Groupe de travail sur la stratégie de réduction du sodium au Canada, et disponible depuis le 29 juillet, de diminuer le sel des aliments de façon volontaire et progressive d’ici 2016. Ces mesures visent à diminuer la consommation actuelle de la population canadienne de 3400 mg sodium par jour (1.5 cuillerée à thé par jour de sel total, comprenant le sel provenant de la salière (6%), celui de la cuisson (5%), le sel contenu dans les aliments transformés et les mets préparés (77%) par l’industrie et la restauration, et celui présent naturellement dans les aliments (12%)) à une cible intermédiaire de 2300 mg  (1 cuillerée à thé par jour de sel total).
Tel que je le mentionnais dans ma chronique mensuelle de juillet, Si Santé Canada veut vraiment instaurer des programmes éducatifs, il faudrait qu’il recommande aux individus de lire les étiquettes nutritionnelles et d’opter préférentiellement pour des aliments transformés qui ne dépasse pas un seuil élevé par portion de l’ordre de 230 mg de sodium par exemple (ce qui représente un peu plus de 10% de l’apport maximale tolérée ou AMT) pour la plupart des catégories d’aliments. Il faudrait même viser ultimement un maximum de 150 mg par portion (10% de la valeur quotidienne recommandée de 1500mg, qui est l’apport suffisant (AS) cible et qui est préconisé pour devenir la valeur quotidienne de référence pour remplacer le 2400 mg actuellement). Le Groupe de travail sur le sel recommande, avec raison, de standardiser les portions par catégorie d’aliments sur l’étiquette nutritionnelle obligatoire.

Pour les individus, les cibles références rapportées pour 100g d’aliments ne voudront rien dire. Il faudrait être clair au niveau des communications et de l’éducation sur ce que cela représente pour une portion, par exemple une tranche de pain ou ½ tasse de céréales.

En espérant que les consommateurs suivent le mouvement et fassent quelques concessions… au nom de la santé, plutôt que celui du goût.

Remplacer le sel n’est pour le moment pas une mince tâche, car contrairement aux gras trans ou le sucre, les succédanés ne sont pas satisfaisant ou coûtent beaucoup plus chers. Les industriels et certains spécialistes prétextent, hormis le goût,  aussi le changement de texture et la conservation des aliments qui seraient altérés.

Il deviendra aussi important de réviser l’étiquette nutritionnelle et les allégations affichées sur le devant des emballages. Des avertissements tels que « une portion contient une valeur élevée de sel, de sucre ou de gras saturés » lorsque les niveaux dépassent un certain seuil néfaste pour la santé (230mg et 400 mg selon la catégorie d’aliments) , serait une mesure dissuasive pour le fabriquant et un choix éclairé pour le consommateur. Cette mesure avait bien fonctionné pour les paquets de cigarettes.
L’enjeu est énorme car modifier la formule gagnante d’aliments qui se vendent bien n’est pas sans risque … économique!

Pour ce qui est des enjeux pour la santé, ce n’est pas une réelle préoccupation de l’industrie et la population est quelque peu sensibilisé mais continue de choisir les aliments en fonction de leur goût que le sel apporte; et Santé Canada est tiraillé par les pressions de l’industrie. On aura donc des recommandations mitigées qui auront peu d’impacts dans les prochaines années, d’autant plus que les cibles devront être atteintes non pas dans 3 ans mais bien dans 6 ans!!

Ultimement, le groupe de travail sur le sodium vise une consommation de 1500 mg de sodium par jour. Bien que l’échéancier ne soit pas disponible, on parle de 2020, ce qui est probablement irréalisable, non pas comme échéancier mais comme cible dans un monde de consommation dominé par les aliments transformés et les mets préparés.

Dans le dossier similaire de l’élimination des gras trans des aliments transformés, bien que les mesures de diminution volontaire, progressive, mesurée et surveillée sur une période de 3 ans aient donné de bons résultats, le constat est qu’il faut maintenant une règlementation pour discipliner les industriels qui ne se conforment pas aux cibles pour 30% des aliments surveillés (biscuits, beignets, etc.). C’est maintenant la responsabilité des politiciens d’appuyer un projet de loi en ce sens. Pour l’automne 2010? Cela dépendra d’eux et de l’opinion publique.
Nous nous destinons vers la même approche de la part de Santé Canada en ce qui concerne la teneur en sel dans les aliments. Mesures volontaires, progressives, réalisables, mesurées et surveillées sur une base annuelle.
Les enjeux économiques et les conséquences sur la santé sont comparables. Le défi est important mais réalisable. Dans ce cas-ci toutefois, ca a pris presque trois ans au Comité à remettre son rapport alors que pour les gras trans, les politiciens avaient pris une décision tellement subite que tout le monde avait été prix par surprise. Les échéances d’atteinte des cibles pour le sel sont de 6 ans alors que pour les gras trans, ils avaient été de trois ans.

Nous savons toutefois que, seule une loi arrivera à discipliner l’ensemble de l’industrie. Devrons-nous attendre un autre 10 ans de la part des politiciens pour mettre suffisamment de pression politique sur l’industrie pour permettre à la population de parvenir à atteindre la cible de consommation de 2300 mg de sodium par jour alors qu’elle en consomme actuellement 3400 mg? Le défi est de taille et les efforts consentis par l’industrie, la population et les politiciens sont considérables.

Pour y parvenir il faudra un message politique fort, en prenant exemple sur la règlementation imposée en Angleterre ou sur la volonté politique de Michele Obama..Que ce soit l’industrie, les consommateurs, les professionnels de la santé et les politiciens, pouvons-nous compter sur l’appui de tous?

NOTE: 14 septembre 2010. Les ministères de la santé candien et des provinces vont de l’avant en entérinant certaines recommandations du Groupe de travail dont la cible globale de réduction de la consommation à 2300 mg de sodium a atteindre en 2016 à l’aide d’un suivi des progrès, la modification du Guide alimentaire canadien pour tenir compte de la stratégie de réduction en sel et possiblement une nouvelle règlementation visant l’étiquette de valeur nutritive sur les emballages.

Références:
Stratégie de réduction du sodium pour le Canada.  Groupe de travail sur le sodium, Santé Canada 29 juillet 2010
Le SEL: un tueur silencieux Chronique Paul Boisvert Juillet 2010

Revue de Presse (Entrevues Paul Boisvert)
Ottawa met son grain de sel 30 juillet 2010 La Presse p. A1-A2

Champions mondiaux de la consommation de sel   Journal de Québec  p. 12

Lutte contre le sel: une stratégie bien accueillie 30 juillet 2010 à 05h00 Le Soleil p. 10
L’été du monde 29 juillet 17h15Radio-Canada avec Jean Sébastien Bernatchez

Autres articles intéressants
Time to get shaking on the salt issue  Globe and Mail 2 Juin
Health Canada aims to cut Canadians’ salt intake The Star 31 Mai

d’autres commentaires dans
Sel: Ottawa vise une réduction du tiers La Presse du samedi 5 juin p. A24

Long-awaited sodium reduction plan seeks to shake salt from Canadian diet Postmedia News28 juillet
Il faut couper le sel de moitié d’ici 2020 Protégez-vous 29 juillet
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Paul Boisvert, PhD, docteur en kinésiologie
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